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Chiot business : le vent tourne enfin pour les salons du chiot

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On les croyait increvables. Et pourtant, un par un, les salons du chiot tombent. Salon-de-Provence, Dijon, Caen, Cambrai, Châteauroux… Ce n’est plus une série noire pour les organisateurs de ce commerce, c’est un effondrement. Et ce n’est pas un hasard : c’est le fruit de deux ans de bagarre menée par ARGOS42 et par des milliers de citoyens qui ont refusé de laisser faire.

Alors oui, on va vous le dire clairement : on est fiers. Mais on est surtout en colère, parce que pendant qu’on célèbre ces victoires, d’autres salons ouvrent leurs portes ailleurs, avec les mêmes cages, les mêmes chiots à bout de forces, et les mêmes vendeurs prêts à tout pour arracher un achat.

Chiot enfermé dans une cage exposé lors d'un salon du chiot en pleine chaleur
©ARGOS 42 Image générée avec IA

Salon-de-Provence : quand le préfet fait le travail que les organisateurs refusent de faire

Ce week-end, à Salon-de-Provence, le salon avait déjà ouvert. Les stands étaient montés, les chiots exposés, les acheteurs dans les allées. Et puis en plein milieu de journée, tout s’arrête. Sur ordre du préfet. Pas par conscience, pas par éthique : parce que la canicule mettait tout simplement la vie de ces animaux en danger.

Retenez bien ça : il a fallu un arrêté préfectoral pour arrêter ce que le bon sens aurait dû empêcher. Des chiots qu’on entasse pendant des heures, en pleine chaleur, dans le bruit et les mains inconnues, ce n’est jamais acceptable. Chaud ou pas.

Dijon : votre pétition, votre victoire

À Dijon, le salon prévu les 4 et 5 juillet n’aura tout simplement pas lieu. Annulé. Et cette annulation, ce n’est pas un cadeau tombé du ciel. C’est le résultat direct de la mobilisation que vous avez portée à nos côtés à travers notre pétition et nos actions de plaidoyer

Chaque signature a pesé. Chaque partage a compté. On ne le répétera jamais assez : sans vous, cette annulation n’existerait pas.

 

Caen, Cambrai, Châteauroux… la liste noire s’allonge

Ce ne sont pas des cas isolés, c’est une tendance de fond :

  • Caen — salon annulé, encore à cause des fortes chaleurs.
  • Cambrai — la ville a annoncé qu’elle ne prêterait plus jamais ses équipements publics à ce genre d’événement. Le salon de cette année sera le dernier, point final.
  • Châteauroux — salon annulé.
  • Avignon — la toute première victoire de cette série, avec l’interdiction pure et simple des salons du chiot dans les équipements municipaux.

Et avant eux, il y avait déjà eu Antibes, Toulouse au MIN, Valence… Des mois entiers à interpeller, écrire, relancer, se déplacer, pour que des maires et des préfets finissent par dire stop. Ce travail-là, personne ne le voit. Nous, on le fait quand même.

L’été, la pire saison pour acheter un animal sur un coup de tête

Un chiot acheté sur un coup de cœur, un jour de canicule, dans l’euphorie d’un stand : c’est exactement le profil de l’animal qu’on abandonnera sur une aire d’autoroute trois semaines plus tard.

Ces salons ne se contentent pas d’exposer des animaux à la maltraitance le temps d’un week-end. Ils fabriquent, semaines après semaines, les abandons des prochains mois suivant.

Et il faut le dire tel quel : c’est scandaleux de faire passer des chiens et des chats de bras en bras, pendant des heures, pour provoquer un achat compulsif, tout en leur faisant subir des transports et des chaleurs qu’aucun être vivant ne devrait endurer.

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Un chiot n’est pas un article en promotion

Ces salons transforment des animaux, souvent très jeunes, en simples produits d’appel. On les expose des heures durant dans des conditions incompatibles avec leurs besoins les plus élémentaires, pour provoquer le fameux « coup de cœur » que cherchent les vendeurs. Ce n’est pas du commerce responsable. C’est du chiot business. Et ce business-là, nous comptons bien y mettre fin.

Ce qu’il nous faut maintenant : une loi, pas des exceptions

Ces annulations sont des victoires, mais elles restent fragiles et locales. Tant qu’aucune loi nationale ne les interdit, ces salons continueront de migrer d’une ville à l’autre, d’un hippodrome à un parc des expositions, en attendant que la ville d’à côté baisse sa garde.

C’est exactement l’enjeu de la proposition de loi portée par la députée Corinne Vignon, qui vise à interdire purement et simplement la vente de chiens et de chats dans les foires et salons. ARGOS42 soutient ce texte depuis le premier jour. Nous avons été auditionnés à l’Assemblée nationale pour porter la voix des animaux face aux parlementaires. Ce texte est toujours en attente d’examen. Il est plus que temps qu’il soit inscrit à l’ordre du jour et voté.

D’autres propositions de loi ont également été déposées sur ce sujet, et ARGOS42 y contribue activement, à travers ses actions de plaidoyer et de lobbying menées directement auprès des parlementaires.

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