Chenilles processionnaires et animaux domestiques : les conseils essentiels pour éviter le pire

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Les chenilles processionnaires peuvent faire passer un très mauvais moment à nos chers poilus. Gonflement de la langue, difficultés à avaler, vomissements, détresse respiratoire… Ces symptômes ne doivent jamais être pris à la légère. Notre article vous donne toutes les informations et conseils nécessaires pour réagir vite et éviter le pire.

 

Qu’est-ce que la chenille processionnaire ?

 

Les chenilles processionnaires tirent leur nom du fait qu’elles se déplacent les unes derrière les autres, comme une procession religieuse. Il existe deux espèces :

 

  • la chenille du pin : visible de janvier à mai, elle est reconnaissable à ses poils orangés ;
  • la chenille du chêne : présente d’avril à juillet, elle se distingue par ses poils blancs argentés.

 

Contrairement aux idées reçues, elles ne prolifèrent pas seulement dans le sud de la France. En raison du réchauffement climatique, elles ont maintenant gagné le nord de la Loire, notamment les milieux urbains, ce qui augmente les risques pour nos animaux de compagnie.

processionnaires de chenilles
Crédit : Walter Bonnici sur Unsplash

Pourquoi vos animaux sont-ils particulièrement vulnérables ?

 

Le chien, cible numéro un

 

L’adage dit que la curiosité est un vilain défaut. Elle peut effectivement le devenir pour le chien, qui a tendance à flairer, voire à lécher le sol, à l’affût de trouvailles sympas à se mettre sous la truffe. Les chenilles processionnaires se déplaçant au sol, le risque de mauvaise rencontre est très élevé de janvier à juillet.

 

Les chenilles sont recouvertes de poils urticants qu’elles libèrent pour se protéger contre les attaques extérieures. Ces poils génèrent de graves irritations qui peuvent toucher la peau, la langue, les yeux, et plus rarement les voies respiratoires. Le chien peut alors développer des réactions allergiques, voire des pathologies plus graves.

 

Le chat et les NAC

 

Moins concerné que le chien, le chat n’est pas épargné pour autant. Plus méfiant par nature, il peut néanmoins entrer en contact avec les poils urticants des chenilles en les reniflant ou en les touchant avec ses pattes, puis en faisant sa toilette.

 

Les lapins et les nouveaux animaux de compagnie (cochons d’Inde, furets, rats…) sont eux aussi vulnérables, d’autant plus que leur petite taille les rend encore plus sensibles aux toxines. Si vous laissez vos animaux évoluer en extérieur, par exemple dans un jardin avec des pins ou des chênes à proximité, redoublez de vigilance au printemps.

 

Quels symptômes devez-vous mettre la puce à l’oreille ?

 

Les signaux suivants doivent vous alerter en cas de contact entre votre petit protégé et des chenilles processionnaires :

 

  • hypersalivation (bave abondante) : souvent le premier signe visible ;
  • gonflement de la langue et des lèvres (œdème), pouvant évoluer vers une nécrose si le traitement tarde à être administré ;
  • difficultés à avaler ou à manger ;
  • Sucre ;
  • rougeurs et irritations autour de la bouche, du museau et des yeux ;
  • larmoiements et frottements répétés du museau avec les pattes ;
  • détresse dans les cas respiratoires sévères.

 

Ces symptômes peuvent apparaître en quelques minutes après le contact. La gravité dépend de la quantité de poils ingérés ou inhalés et de la taille de l’animal. Dans les cas les plus graves, le pronostic vital peut être engagé.

 

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5 conseils pour protéger votre animal des chenilles processionnaires

 

1. Apprenez à reconnaître les nids et les cortèges.

Les nids de chenilles processionnaires se présentent sous forme de cocons soyeux blancs, généralement installés en hauteur dans les pins ou les chênes. Savoir les repérer vous permet d’identifier les endroits concernés près de chez vous.

 

2. Évitez les zones à risque lors des promenades.

Les chenilles circulent principalement entre janvier et mai, souvent en fin de journée ou la nuit. Modifier vos itinéraires de promenade en survivant les forêts de pins et de chênes pendant cette période est la mesure préventive la plus efficace.

 

3. Surveillez attentivement votre animal en extérieur.

Nos amis les chiens ont tendance à flairer ou à mordre tout ce qui bouge au sol. Une laisse courte et une attention constante peuvent suffire à éviter tout contact accidentel.

 

4. Installez des pièges à phéromones dans votre jardin.

Si vous vivez à proximité de pins ou de chênes, des pièges à phéromones permettent de capturer les papillons mâles avant la reproduction et de limiter la prolifération des colonies. Voici une solution simple et non toxique pour protéger votre environnement proche, mais aussi nos amis à quatre pattes.

 

5. Inspectez votre animal après chaque sortie.

Au retour de chaque promenade, prenez l’habitude de vérifier le museau, la gueule et les pattes de votre animal. Vous pourrez ainsi repérer rapidement un éventuel contact et agir avant l’apparition des premiers symptômes.

chien dans les herbes
Crédit : Natalia Gusakova sur Unsplash

Que faire en cas d’urgence ? Les bons réflexes à adopter

 

Malgré toute votre attention, votre animal a touché des chenilles processionnaires ? Suivez nos conseils pour favoriser sa prise en charge :

 

  • enfilez des gants avant de toucher la bouche de votre animal, car les poils des chenilles processionnaires peuvent également nuire à l’être humain ;
  • rincez la zone touchée à l’eau claire et froide sans frotter, pendant une quinzaine de minutes ;
  • Contactez immédiatement votre vétérinaire ou le centre antipoison animal national (04 78 87 10 40). Un traitement rapide pourra éviter des séquelles irréversibles à votre animal, comme l’amputation de la langue en cas de contact buccal.

 

Et surtout, ne paniquez pas ! Une fois arrivé chez le vétérinaire, votre animal sera entre de bonnes mains. Il lui aura lui administrer le traitement adéquat afin de limiter l’inflammation, la douleur et la surinfection.

chien de dos
Crédit : Yuki Dog sur Unsplash

Vigilance et prévention avant tout

 

Face aux chenilles processionnaires, la meilleure protection reste la prévention. En adoptant les bons réflexes au quotidien et en restant attentif pendant la période à risque, vous réduisez considérablement les chances d’un contact dangereux pour votre animal.

 

En tant que propriétaire, vous êtes le premier rempart entre elles et votre compagnon. N’attendez pas d’être confronté au danger pour vous informer ! D’autres dangers lors des balades existent, comme les épillets . Partagez cet article autour de vous, signalez les nids que vous repérez et restez en lien avec votre vétérinaire à l’approche du printemps.

 

Ensemble, limitons les accidents et offre à nos chers compagnons à quatre pattes des promenades en toute sérénité. Suivez les réseaux sociaux d’ Argos 42 pour ne rien évaluer de nos conseils et actualités.

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