Les villes « amies des animaux » : ces communes engagées pour le bien-être animal

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Il est important de pointer du doigt ce qui ne va pas, ce qui devrait être amélioré ou ce contre quoi il faudrait lutter. Mais il est tout aussi essentiel de célébrer chaque pas, chaque victoire. De mettre en avant toutes celles et ceux qui agissent et qui font du bien à la cause animale. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, ARGOS42 met à l’honneur les villes « amies des animaux ». Des communes françaises qui ont décidé de s’investir en faveur du bien-être animal : réaménagement de leurs espaces urbains ou encore prises de position fortes comme l’interdiction des salons du chiot… Parce que chaque action compte et mérite d’être reconnue.

Chien se promenant en ville, dans une rue colorée et ensoleillée, symbole des villes amies des animaux.
Source : Alvan Nee sur Unsplash

Sommaire

Les villes « amies des animaux » : là où le bien-être animal compte
Des prises de position fortes pour protéger les animaux
Quand les villes investissent leurs espaces urbains en faveur du bien-être animal

Les villes « amies des animaux » : là où le bien-être animal compte

Qu’est-ce que le label « Ville amie des animaux » ?

Il s’agit d’un label créé en 2020 par la région Île-de-France, suite à un rapport de Sylvie Rocard, secrétaire générale de la Fondation Brigitte Bardot et Sophie Deschiens, aujourd’hui présidente d’Île-de-France Nature.
L’objectif derrière l’élaboration de ce label ? D’établir un état des lieux de la condition animale en Île-de-France et de proposer des pistes concrètes pour améliorer le bien-être des animaux et lutter contre les violences et la maltraitance à leur égard.

Le label « Ville amie des animaux » cherche donc à mettre à l’honneur les communes franciliennes qui œuvrent activement :

  • Pour le bien-être des animaux de compagnie,
  • Pour leur intégration au coeur de leurs espaces urbains,
  • Contre les abandons,
  • Contre la maltraitance animale.

Le niveau d’engagement des communes est noté de 1 à 3 pattes (3 étant le plus fort), selon les actions mises en place. Les pattes sont attribuées à durée indéterminée.

👉 La région Provence-Alpes-Côte-d’Azur a également adopté ce dispositif en 2022 avec le même système de notation mais fonctionnant différemment : contrairement à la région Île-de-France, les pattes sont attribuées pour une durée limitée et variable :

  • 1 patte = 1 an (candidature « encourageante »)
  • 2 pattes = 2 ans (candidature « bonne »)
  • 3 pattes = 3 ans (candidature « excellente »)

À ce jour, sur les 946 communes que compte la région, 33 communes sont labellisées.

Comment obtenir ce label ?

  • Afin d’obtenir le label « Ville amie des animaux », plusieurs critères sont pris en compte. Voici ce qu’on peut retrouver sur le site de la région Île-de-France :

🐾  La démarche globale de valorisation communale de la place accordée aux animaux de compagnie
🐾  Les actions de sensibilisation, d’information et de promotion de cette démarche auprès de la population
🐾  Le soutien aux associations de protection animale engagées sur le territoire communal
🐾  La création d’équipements publics
🐾  Le soutien aux personnes les plus fragiles
🐾  Les actions de médiation animale

Les 4 grands axes d’engagement demandés aux communes candidates sont :

  1. Promouvoir le respect du bien-être animal
  2. Valoriser la place des animaux de compagnie au sein de la ville
  3. Renforcer la place de l’animal auprès des citoyens fragilisés
  4. Depuis Juin 2025 : protéger la faune sauvage et liminaire

📋 Pour candidater ? Il suffit de remplir ce formulaire d’inscription, à l’occasion de chaque nouvelle session de labellisation organisée tous les 2 ans.

  • Du côté de la région sud (PACA) :

Lancé en 2022, le label « Ville amie des animaux » repose sur 2 grands axes :

  1. « L’animal heureux dans la ville » : aménagement de l’espace communal avec des structures adaptées (parcs à chiens, abris pour chats errants), formation des agents publics à l’accueil et à la prise en charge des animaux, actions de sensibilisation.
  2. « Le citoyen heureux avec son animal » : soutien aux chiens d’assistance pour les personnes en situation de handicap, prise en charge temporaire des animaux de personnes hospitalisées ou en détention, actions de médiation animale dans les maisons de retraite.

Les critères concrets observés chez les communes labellisées incluent aussi :

🐾  La nomination d’un élu référent dédié à la protection animale
🐾  La stérilisation des chats errants
🐾  La création des caniparcs et de brigades animalières
🐾  L’intervention de la police municipale sur signalement de détresse animale
🐾  L’installation de nichoirs à chauve-souris et de nids pour espèces protégées
🐾  La mise à disposition de terrains communaux pour les apiculteurs

📋 Pour candidater ? De son côté, la région Sud a une procédure moins formalisée : les communes doivent monter un dossier détaillé récapitulant les actions menées en faveur du bien-être animal, à lui envoyer directement. Pas de formulaire type ni de calendrier de candidature fixe et public.

Quelles sont les villes labellisées ?

  • En Île-de-France, on compte aujourd’hui 110 communes labellisées. Les communes qui ont reçu le niveau maximal de 3 pattes sont Montreuil, Mennecy et Dammarie-lès-Lys.
  • De son côté, la région Sud compte 33 communes labellisées depuis avril 2024. On peut citer Marseille, Le Cannet ou encore Menton.

Villes labellisées, mais pas forcément irréprochables

 

À noter : ce label est décerné par les Régions elles-mêmes, qui évaluent les communes candidates sur la base de leurs propres critères. Une ville labellisée n’est donc pas forcément exemplaire sur tous les plans. En effet, elle peut très bien avoir mis des actions concrètes et louables sur certains points tout en continuant des pratiques jugées problématiques.

 

  • À Chelles : un stand de pêche aux canards proposant des poissons rouges comme lots aurait été maintenu. Une pratique qui constitue une infraction à la loi.
  • À Boulogne-Billancourt : alors que des méthodes non létales comme les pigeonniers contraceptifs existent, c’est la pratique de stérilisation chirurgicale des pigeons qui a été critiquée.

Des prises de position fortes pour protéger les animaux

L’interdiction des salons du chiot

Un combat que nous menons de front chez ARGOS42 et qui nous semble indispensable à mettre en avant. Aucun animal ne devrait être exposé et vendu comme un simple objet, sans le suivi ni l’accompagnement nécessaires à son bien-être. Si vous souhaitez lutter contre les salons du chiot à nos côtés, vous pouvez signer cette pétition.

Plusieurs villes ont tourné le dos à ces « événements » :

📍 Cambrai : a mis fin au prêt de ses équipements publics pour ce type de salon

📍 Châteauroux : en a annulé un

📍 Avignon : a sauté le pas en interdisant complètement leur tenue dans le parc des expositions

Antibes, Toulouse et Valence ont également pris position contre ces rassemblements. Si vous souhaitez consulter la carte des victoires contre le salon du chiot, c’est par ici.

Elles ont dit « STOP » aux cirques avec animaux

Plusieurs centaines de communes se sont publiquement engagées contre la venue des cirques avec animaux sauvages sur leur territoire (selon le rapport conjoint de la Fondation 30 Millions d’Amis et de l’association Code Animal). Un engagement qui est d’ailleurs partagé largement par les Français puisque, selon ce sondage IFOP réalisé pour 30 Millions d’Amis, 72% d’entre eux se disent favorables à une interdiction totale.

📍 Parmi les villes ayant pris position ? Ajaccio, Creil, Mennecy, Pessac, Villeneuve-Saint-Georges, Yerres mais aussi Paris, Strasbourg, Montpellier et Lille.

Il faut savoir que depuis le 30 novembre 2021, selon la Loi n° 2021-1539, l’acquisition et la reproduction d’animaux de cirque sont interdites, et la détention d’animaux sauvages dans les cirques itinérants devra cesser totalement d’ici 2028.

Encore une belle victoire pour la cause animale !

Quand les villes investissent leurs espaces urbains en faveur du bien-être animal

🐈  Chats libres : à Montreuil, des espaces dédiés aux chats libres ont été aménagés au cœur de jardins publics et de squares.
Le but ? Leur offrir un cadre de vie sécurisé en milieu urbain.

🐕  Caniparcs : Grand-Quevilly a ouvert en 2021 un caniparc de 2400 m², équipé de sacs à déjections et d’une fontaine à eau. L’objectif ? Le bien-être au premier plan, pour les chiens et leurs propriétaires.

🪺  Régulation éthique des espèces errantes : à Fontenay-aux-Roses, deux pigeonniers contraceptifs ont été installés pour réguler la population de pigeons de façon non létale. L’idée derrière ce dispositif ? Stériliser les œufs plutôt qu’euthanasier les oiseaux.

🚮  Équipements pratiques : à Boulogne-Billancourt, des « crottinettes » sont mises à disposition dans l’espace public. Le but ? Faciliter le ramassage des déjections canines grâce à des distributeurs de sacs gratuits, répartis par centaines sur le territoire de l’agglomération.

👉  Vision d’ensemble 2026 : de plus en plus de villes structurent leur action autour de trois axes complémentaires :
– l’accessibilité (parcs, transports, commerces),
– les services dédiés (fontaines, distributeurs, abris contre la chaleur),
– l’éducation partagée.

La métropole du Rhône illustre cette approche avec son « plan Ville Compagnon », élaboré en concertation avec usagers, associations et commerçants.

Vous aussi, rejoignez le mouvement

Chez ARGOS42, nous sommes convaincus que chaque geste compte pour faire avancer les choses. Alors si vous souhaitez agir, vous aussi, à votre échelle pour la protection animale, vous pouvez :

Vous connaissez une ville qui agit pour le bien-être animal ? Ou une situation sur votre territoire vous préoccupe et vous souhaitez nous en faire part ? N’hésitez pas à nous en parler via notre formulaire de contact :

Contactez-nous

 

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