Non aux salons du chiot dans les bâtiments publics : rejoignez l’appel aux maires de France

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Depuis plusieurs mois, ARGOS42 mène une campagne nationale contre les salons du chiot, ces foires commerciales où des chiots sont exposés et vendus comme de simples marchandises.

Plusieurs milliers de personnes nous ont déjà rejoints. Aujourd’hui, nous portons cette mobilisation directement devant les maires de France, à qui appartient bien souvent la décision d’ouvrir, ou non, les portes de leurs salles municipales à ces événements.

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Ajoutez votre nom à l’appel ci-dessous.

 

La lettre ouverte aux maires de France

Mesdames et Messieurs les Maires,

Nous, citoyennes et citoyens signataires de cet appel, aux côtés d’ARGOS42, nous adressons à vous en votre qualité de premier magistrat de votre commune pour vous demander de refuser, désormais, la mise à disposition de vos salles et équipements municipaux à l’organisation de salons du chiot ou de tout événement assimilé de vente d’animaux de compagnie.

Ces salons présentent des chiots comme de simples produits d’exposition, dans des conditions qui ne permettent ni de vérifier sérieusement leur origine, ni de garantir le respect des règles applicables à la cession d’animaux vivants. Ils entretiennent un achat impulsif, déconnecté de tout accompagnement, qui alimente ensuite abandons et filières d’élevage aux pratiques contestables.

En mettant à disposition un parc des expositions, une salle des fêtes ou tout autre équipement public, une commune n’est jamais un simple bailleur neutre : elle accorde, de fait, sa caution à l’événement qu’elle héberge. Plusieurs de vos homologues l’ont déjà compris et ont fait le choix, cette année, de ne plus accueillir ce type de
manifestation.

Nous vous demandons donc de vous engager formellement à ne plus mettre à disposition les bâtiments et équipements de votre commune pour l’organisation de salons du chiot, et à privilégier, pour toute manifestation liée aux animaux de compagnie, des formats tournés vers l’adoption responsable et la sensibilisation.

Dans l’attente de votre engagement, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs les Maires, l’expression de notre considération distinguée.

Les signataires de cet appel

Un rapport de force qui bascule commune par commune

Un salon du chiot n’a rien d’un événement anodin : c’est une vitrine commerciale qui banalise l’achat impulsif d’un animal, brouille l’origine réelle des chiots présentés, et sert trop souvent de porte d’entrée à des filières d’élevage intensif ou de trafic. Quand une mairie prête ses murs à ce genre de salon, elle lui offre une caution qu’aucun marchand ne pourrait obtenir seul.

 

C’est pourquoi, ville par ville, ARGOS42 interpelle les élus, alerte les conseillers municipaux d’opposition, documente les pratiques et, quand il le faut, engage des démarches juridiques. Ce travail de terrain porte déjà ses fruits :

Mais tant qu’aucun cadre national contraignant n’existe, chaque mairie reste seule décisionnaire.
C’est pour peser sur ces décisions, une par une, que nous portons cette lettre ouverte collective : plus nous serons nombreux à la porter, plus il sera difficile pour un maire d’ignorer la demande de ses administrés.

 

Voir la carte complète en temps réel de toutes les victoires

 

2 réponses

  1. Avatar de Danis
    Danis

    Il y a assez de bêtes à l’adoption, sans faire commerce de production d’animaux souvent dans des conditions douteuses, juste pour un profit évident.

    1. Avatar de L’équipe modération d’ARGOS42
      L’équipe modération d’ARGOS42

      Vous résumez exactement pourquoi on mène cette campagne. Avec plus de 330 000 animaux abandonnés chaque année en France, la vente sur salon ne répond à aucun besoin réel, elle crée de la demande là où il faudrait orienter vers l’adoption.

      Sur les conditions d’élevage : dans un rapport basé sur plus de 260 témoignages de vétérinaires, adoptants et anciens exposants, on a documenté que près de 48 % des animaux achetés en salon finissent abandonnés ou maltraités dans les mois qui suivent, et plus de 35 % des chiots vendus meurent peu après l’achat. Ce ne sont pas des accidents isolés, c’est le modèle même de ces salons, où l’achat impulsif prime sur toute réflexion.

      C’est pour ça qu’on cible directement les maires : ce sont eux qui décident d’ouvrir ou non leurs salles municipales à ces événements. Avignon, Antibes, Toulouse, Salon-de-Provence, Dijon, Caen, Cambrai, Châteauroux ont déjà dit stop. On continue commune par commune.

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