Non aux salons du chiot dans les bâtiments publics : rejoignez l’appel aux maires de France
Depuis plusieurs mois, ARGOS42 mène une campagne nationale contre les salons du chiot, ces foires commerciales où des chiots sont exposés et vendus comme de simples marchandises.
Plusieurs milliers de personnes nous ont déjà rejoints. Aujourd’hui, nous portons cette mobilisation directement devant les maires de France, à qui appartient bien souvent la décision d’ouvrir, ou non, les portes de leurs salles municipales à ces événements.
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Un rapport de force qui bascule commune par commune
Un salon du chiot n’a rien d’un événement anodin : c’est une vitrine commerciale qui banalise l’achat impulsif d’un animal, brouille l’origine réelle des chiots présentés, et sert trop souvent de porte d’entrée à des filières d’élevage intensif ou de trafic. Quand une mairie prête ses murs à ce genre de salon, elle lui offre une caution qu’aucun marchand ne pourrait obtenir seul.

C’est pourquoi, ville par ville, ARGOS42 interpelle les élus, alerte les conseillers municipaux d’opposition, documente les pratiques et, quand il le faut, engage des démarches juridiques. Ce travail de terrain porte déjà ses fruits :
- Plus de cinq salons du chiot annulés en 2026 après notre intervention (Avignon, Cambrai, Châteauroux, Caen, Salon-de-Provence).
- Une audition d’ARGOS42 à l’Assemblée nationale sur la proposition de loi encadrant les salons du chiot.
- Des chartes de condition animale signées par des élus locaux dans plusieurs communes.
Mais tant qu’aucun cadre national contraignant n’existe, chaque mairie reste seule décisionnaire.
C’est pour peser sur ces décisions, une par une, que nous portons cette lettre ouverte collective : plus nous serons nombreux à la porter, plus il sera difficile pour un maire d’ignorer la demande de ses administrés.
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2 réponses

Il y a assez de bêtes à l’adoption, sans faire commerce de production d’animaux souvent dans des conditions douteuses, juste pour un profit évident.

Vous résumez exactement pourquoi on mène cette campagne. Avec plus de 330 000 animaux abandonnés chaque année en France, la vente sur salon ne répond à aucun besoin réel, elle crée de la demande là où il faudrait orienter vers l’adoption.
Sur les conditions d’élevage : dans un rapport basé sur plus de 260 témoignages de vétérinaires, adoptants et anciens exposants, on a documenté que près de 48 % des animaux achetés en salon finissent abandonnés ou maltraités dans les mois qui suivent, et plus de 35 % des chiots vendus meurent peu après l’achat. Ce ne sont pas des accidents isolés, c’est le modèle même de ces salons, où l’achat impulsif prime sur toute réflexion.
C’est pour ça qu’on cible directement les maires : ce sont eux qui décident d’ouvrir ou non leurs salles municipales à ces événements. Avignon, Antibes, Toulouse, Salon-de-Provence, Dijon, Caen, Cambrai, Châteauroux ont déjà dit stop. On continue commune par commune.


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