Salon du chiot de Brétigny-sur-Orge : un enjeu national
En novembre dernier, un salon du chiot a eu lieu à Brétigny-sur-Orge (91), malgré la signature de plus de 20 000 citoyens à notre pétition et l’alerte lancée par le Conseil municipal d’opposition avant l’événement. Alors que la mairie s’est limitée à des contrôles réglementaires, le dossier fait désormais l’objet d’une interpellation à l’Assemblée nationale par un député écologiste.

Une mobilisation citoyenne contre le salon du chiot de Brétigny-sur-Orge
Un événement controversé organisé en novembre
Le salon du chiot de Brétigny-sur-Orge s’est tenu les 22 et 23 novembre dans une salle privée (Aya Réception), ce qui a limité l’intervention directe des collectivités. Pourtant, ces salons posent plusieurs problématiques : incitation à l’achat impulsif, conditions de vie parfois précaires pour les animaux, et risque d’abandon élevé après quelques semaines. Les associations de protection des animaux, dont ARGOS 42 alertent depuis des années sur le fait que la marchandisation des chiots favorise ces situations.
La mobilisation portée par Argos42
Face à cette réalité, notre association a rapidement lancé une pétition dans le cadre d’une campagne nationale contre les Salons du chiot destinée :
- Aux gérants d’Aya Réception (lieu du salon du chiot)
- Au Maire de Brétigny-sur-Orge
- Aux membres du Conseil municipal
- Aux services de l’État, notamment la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) de l’Essonne
- À la Préfecture
L’objectif était clair : prévenir les achats impulsifs, alerter sur les risques pour le bien-être animal et rappeler que l’acquisition d’un animal doit rester un projet réfléchi.
La mobilisation a porté ses fruits en termes de visibilité : plus de 20 000 personnes ont signé la pétition. Toutefois, malgré cette impulsion, nous n’avons reçu aucune réponse du Maire de Brétigny-sur-Orge, malgré plusieurs sollicitations.
Parallèlement, nous rappelons notre proposition de loi déposée en juillet 2025 visant à interdire les salons du chiot. Cette initiative législative a pour objectif de mettre fin à ces événements qui favorisent la marchandisation des animaux et augmentent le risque d’abandon.
Des réponses politiques locales jugées insuffisantes
Le débat au Conseil municipal de décembre
Le sujet est revenu lors du Conseil municipal du 4 décembre 2025 [1], où l’élue d’opposition Sandra Afonso Machado a souligné l’absence de communication préventive de la mairie sur le salon. Selon elle, un rappel des obligations légales, telles que l’attestation obligatoire et le délai de réflexion de sept jours, auraient pu être diffusés aux habitants sans pour autant faire de publicité pour l’événement. La question de la prévention est essentielle pour limiter les achats impulsifs et protéger le bien-être animal.
La position du Maire de Brétigny-sur-Orge
De son côté, le Maire a indiqué que la commune avait mobilisé tous les moyens disponibles : il a alerté les services compétents, dont la DDPP et les services vétérinaires, qui ont confirmé la conformité réglementaire du salon, et a procédé au retrait et à la verbalisation des affichages illégaux. Concernant la communication, le Maire a justifié son choix de ne pas intervenir en amont afin d’éviter de donner de la visibilité à l’événement. Notre association regrette cependant que le débat se soit davantage concentré sur la communication que sur le bien-être animal et les conséquences à long terme de ces salons.
Une interpellation parlementaire qui relance le débat national
Alors que la mobilisation locale semblait stagner, une nouvelle étape vient d’être franchie avec le dépôt d’une question écrite [2] à l’Assemblée nationale auprès de la ministre de l’agriculture par le député écologiste et social Steevy Gustave, le 31 décembre 2025. Cette démarche interpelle le Gouvernement sur la tenue du salon du chiot de Brétigny-sur-Orge et sur le cadre réglementaire qui permet encore ce type d’événement.
Cette interpellation confirme que le sujet dépasse désormais le cadre local et nécessite une réponse politique nationale. Nous soulignons que ces salons continuent d’avoir des conséquences concrètes : 47,7 % des animaux achetés en salon sont abandonnés quelques semaines ou quelques mois après leur acquisition. Notre association Argos42 appelle donc à l’inscription rapide de sa proposition de loi à l’ordre du jour parlementaire pour interdire ces événements et protéger durablement les animaux.
Protéger les animaux : notre mobilisation continue
Le salon du chiot de Brétigny-sur-Orge illustre parfaitement les limites des réponses locales face aux enjeux de protection animale. Nous réaffirmons notre engagement pour une adoption responsable et appelons à une intervention législative claire. Cette mobilisation citoyenne et parlementaire montre que la protection animale est un enjeu national, nécessitant des mesures concrètes et efficaces. Nous invitons tous les citoyens à suivre les actions d’Argos42 et à soutenir ses initiatives pour mettre fin aux salons du chiot et protéger les animaux.
Sources :
[1] https://www.youtube.com/watch?v=gf_L3zAzsII, consulté le 08/01/2026
[2] https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE12057, consulté le 08/01/2026


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