Derrière chaque animal sauvé, il y a des humains qui tiennent bon : portrait de Sandrine, RRH bénévole d’ARGOS42

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On parle souvent des combats juridiques gagnés contre des mairies ou des lois qu’on fait plier. On parle beaucoup moins de ce qui fait tenir tout ça debout : des bénévoles, des soirées données gratuitement, des dizaines d’heures invisibles. Aujourd’hui, on soulève le voile. Rencontre avec Sandrine François, Responsable des Ressources Humaines d’ARGOS42 — celle qui tient le fil humain d’une armée de bénévoles engagés pour les animaux.

Elle n’a pas hésité une seconde

Certains engagements naissent d’un long mûrissement. Celui de Sandrine est né d’une annonce LinkedIn — et d’une évidence.

« J’ai découvert l’association ARGOS42 via une annonce sur LinkedIn qui recherchait un bénévole pour la mission de RRH. Étant en formation sur ces thématiques et ayant des compétences managériales, cela était en totale corrélation avec mon souhait d’œuvrer pour une cause qui me tient véritablement à cœur : celle des animaux domestiques. »

Pas de grand discours. Juste une compétence, une cause, et l’envie d’agir plutôt que de regarder. C’est exactement ce qui fait la force d’ARGOS42 : une armée de bénévoles qui mettent leur métier au service du vivant, sans attendre qu’on les paie pour ça — parce qu’ARGOS42 ne touche aucune subvention publique et ne vit que de ces bras-là.

 

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Faire tenir un collectif militant… à travers un écran

ARGOS42 n’a pas de bureaux, pas de siège, pas de salariés. Une cinquantaine de bénévoles, dispersés partout en France, unis par une seule cause. Un modèle qui a une force immense — l’indépendance totale — et une exigence tout aussi immense : ne jamais laisser l’écran devenir une barrière.

« Justement, tel est l’enjeu : gérer l’humain à travers des ordinateurs. Il faut créer du lien. Lors de mon intégration dans l’association, c’était mon constat : à travers les écrans, il faut maintenir du lien, ce qui reste un véritable casse-tête, entre les calls, les appels, les motivations des nouveaux adhérents qu’il faut suivre… »

Derrière cette phrase, une réalité que peu de gens imaginent : militer pour la cause animale, ce n’est pas seulement sauver des animaux sur le terrain. C’est aussi, tous les jours, se battre pour qu’aucun bénévole ne se sente seul derrière son clavier.

Une mission, une seule boussole : que le combat ne s’arrête jamais

Quand on lui demande ce que représente son rôle, Sandrine ne parle pas de fiches de poste ou de process RH. Elle parle de cause.

« Ma mission est de concilier cette cause qui est primordiale — celle de la protection et de la sensibilisation pour la cause animale — en centrant cet ADN entre tous les services, pour que nos actions arrivent à terme. »

Traduction concrète, au quotidien : des appels sans fin pour prendre le pouls des bénévoles, une coordination serrée avec le Président pour que chaque pôle avance dans la même direction, le recrutement des prochains combattants de la cause animale, et une communication interne de tous les instants pour que personne ne lâche.

« Des calls, des appels, des réponses aux bénévoles quant à leurs besoins, une relation étroite avec le président pour être alignée sur la stratégie de l’association, mais aussi gérer mon service et ses missions de projets RH et de recrutement, ainsi que la communication interne. »

Le hasard qui devient une conviction

Sandrine ne l’enjolive pas : au départ, c’était un pari. Aujourd’hui, c’est une conviction.

Sandrine François, bénévole RH d'ARGOS42, association de protection animale« De prime abord, je dirais par hasard : volontaire pour être bénévole pour la cause animale dans le domaine des RH, cela représentait un défi. Et je ne fus pas déçue du travail à accomplir, ni de cette expérience, avec une bienveillance que je souhaite maintenir, et des bénévoles tout aussi volontaires. »

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Ce qu’on donne quand on ne compte plus ses heures

Il y a une phrase qui résume, mieux que n’importe quel discours, ce qu’est un engagement bénévole réel.

« Le temps passé pour l’association, sans compter mes heures. J’apprécie ce que j’y fais, même si c’est une toute petite pierre à l’édifice, et je suis convaincue que l’association a un bel avenir et des projets qui ne cessent de se développer. »

Une « toute petite pierre », dit-elle. Mais ce sont ces pierres-là, empilées les unes sur les autres par des dizaines de bénévoles, qui ont permis à ARGOS42 de faire plier une commission mixte paritaire sur un texte de loi, d’attaquer une mairie en justice, ou de sensibiliser des centaines d’enfants dans les écoles. Rien de tout ça n’existerait sans des Sandrine, en nombre.

Quand l’écran s’efface enfin

Dans un engagement presque entièrement à distance, certains instants comptent double : ceux où les visages remplacent enfin les pixels.

« Lors de mes entretiens individuels, où j’ai pu « rencontrer » chaque bénévole pour mettre à plat un bilan, et le salon Ani’Meaux, en rencontre physique. »

Ce sont ces moments-là qui rappellent une évidence : derrière chaque mission RH, il y a un humain qui a dit oui à la cause animale, et qui mérite d’être vu, entendu, remercié.

lucky chat de sandrine francois
lucky, le compagnon de Sandrine Francois

Ce que Sandrine dirait à celui ou celle qui hésite encore

Pas de langue de bois. Un appel direct.

« Cet engagement est noble. L’expérience au sein de l’association est enrichissante à tout point de vue : pour la cause et les résultats obtenus, mais humainement parlant aussi, paradoxalement, car nous sommes tous orientés vers cette même cause. »

Et pour demain, un seul vœu : que le combat gagne en force et en visibilité.

« Que l’on parle plus de l’association, de nos actions, plus de bénévoles et d’actions présentielles — manifestations, écoles… »


Ce combat a besoin de vous — maintenant

L’histoire de Sandrine n’est pas une anecdote. C’est la preuve concrète que derrière chaque victoire d’ARGOS42 — un amendement retoqué, une mairie attaquée en justice, une classe d’enfants sensibilisée — il y a des bénévoles qui donnent leur temps, sans salaire, sans subvention publique, sans filet.

Vous avez des compétences — RH, juridique, communication, terrain, peu importe ? ARGOS42 en a besoin, où que vous soyez en France. Chaque mission, même prise sur vos soirées, change concrètement la vie d’un chien ou d’un chat.

Vous n’avez pas le temps à donner, mais vous voulez que ce combat continue ? Un don, quel que soit son montant, c’est un contentieux de plus qu’on peut mener, une classe de plus qu’on peut sensibiliser, un chien de plus qu’on peut défendre face à une administration. ARGOS42 ne vit que de ça. De vous.

Faire un don à ARGOS 42

Merci à Sandrine pour son témoignage, et pour tout ce qu’elle donne, invisible, chaque semaine, à cette cause. D’autres bénévoles auront bientôt la parole pour continuer à raconter ce qui se passe vraiment derrière les actions d’ARGOS42.

ARGOS 42 agit pour les droits des animaux

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